La Corrèze.

~ 2013, l'année du pétrole pour Israël. ~

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Je vous laisse apprécier l'expression :
Sous le mandat britannique, l'Etat juif de Palestine.
Un article de Maitre Lior Pick, avocat à Tel Aviv, ISRAEL, le 23 octobre 2013.

Sous le mandat britannique, l'Etat juif de Palestine déployait déjà des efforts considérables pour aller chercher ce précieux carburant, le pétrole. Les résultats ne furent pas à la hauteur des espérances.
C'est au début des années 1950, après la proclamation de l'Etat, qu'Israël décide de se lancer dans la production d'énergie en reprenant en main ce secteur. Une Loi sur le pétrole est ainsi promulguée en 1952.
Des compagnies d'explorations pétrolières se constituent dès 1953 (notamment Delek et Lapidoth) ainsi que des Institutions gouvernementales soutenant cette activité.
En 1955, pour la première fois, du pétrole est trouvé dans le Nord du Néguev. Cependant, l'euphorie sera de courte durée car le gisement n'est pas à la hauteur de la consommation nationale et s'épuise vite.
Israël aura réalisé environ 480 forages pétroliers et gaziers, maritimes et terrestres, dont la plupart n'ont pas donné des résultats commerciaux probants.
Les années 1958-1961 ont connu un certain nombre de petits gisements de gaz dans le Sud du Désert de Judée. Mais l'épuisement a également été rapide.
Ainsi, au terme d'un demi-siècle d'existence, l'absence de ressources énergétiques sur le territoire plonge Israël dans un état de stress énergétique permanent.
Il faut attendre les premiers mois du XXIème siècle pour que la situation change. En effet, dès 1999, de grands gisements gaziers sont découverts dans l'espace maritime israélien.
La zone économique exclusive (Z.E.E: espace maritime sur lequel un Etat côtier exerce des Droits souverains en matière d'exploration et d'usage des ressources) de l'Etat d'Israël est estimé à environ 25111 kilomètres carrés. Cette zone fait partie du Levant, le bassin oriental de la Mer Méditerranée.
Le gaz naturel a été découvert dans le Bassin du Nil en Egypte où il existe une vaste gamme d'exploration et de production de gaz naturel.
En Juin 1999, le partenariat Yam Tethys fait la découverte d'un gisement de gaz naturel au large des côtes d'Ashkelon, la réserve Noa, et, en Février 2000, la réserve Mari B. est découverte, également au large des côtes d'Ashkelon. Ces réserves de gaz sont estimées à 45 milliards de mètres cubes.
A partir de l'année 2004, la consommation du gaz produit par Mari B. a débuté et il a servi jusqu'à récemment à la Compagnie d'Electricité pour le fonctionnement de certaines de ses centrales électriques.
Suite aux dites découvertes, les explorations se développent et le secteur est redynamisé par des investissements étrangers permettant d'initier des études sismiques en utilisant des technologies innovantes.
Des compagnies israéliennes et américaines (citons, Noble Energy, Partenariat Avner, Delek Drilling, Isramco) multiplient les forages en mer, permettant la découverte, en 2009, des réserves de gaz naturel Dalit et Tamar, respectivement 20 milliards de mètres cubes et 240 milliards de mètres cubes.
Les découvertes ne s'arrêtent pas là et, en 2010, Léviathan, gisement situé au large des côtes de Haïfa, est également découvert. Celui-ci contiendrait 535 mètres cubes de gaz naturel, bien que les tests n'ont pas été achevés. La mise au jour de ces immenses poches de gaz renforce l'Etat d'Israël et lui permet de mettre fin à des décennies de stress énergétique.
Cela a permis à Israël d'accéder à l'indépendance énergétique puisqu'il peut désormais fournir une partie importante de sa consommation sans avoir recours à des sources externes. Notons que cette indépendance énergétique s'avère être synonyme d'indépendance électrique, Israël pouvant enfin produire de l'électricité à partir de ses propres ressources sans dépendre de ses importations.
L'encouragement et le soutien du Gouvernement, du Ministère de l'Energie et de l'Eau ont permis la conversion progressive du gaz naturel, l'installation de grandes installations industrielles et électriques, la transmission et la distribution directe de gaz naturel vers les usines israéliennes, et plus tard, vers le secteur privé.
La zone exclusive est toujours l'objet d'activités d'exploration approfondies.
Les travaux sont basés sur de nombreuses levées sismiques effectuées dans la Mer Méditerranée, et ce depuis les années 1970 du siècle dernier, la plupart des technologies étant alors relativement anciennes (deux-dimensions). Fin de l'article.

La découverte de plusieurs gisements offshore ouvre de nouvelles perspectives à Israël, et complique un peu plus ses relations avec ses voisins.

Jusqu'ici, le manque de ressources naturelles constituait un point faible de l'Etat hébreu : de la potasse, des phosphates et beaucoup de sable étaient ses seules ressources naturelles exploitables.

LE MIRACLE VIENT DE LA MER.
Grâce à des techniques de forage plus sophistiquées, des sociétés israéliennes et leurs partenaires internationaux peuvent désormais atteindre de plus grandes profondeurs qui permettront l'exploration pétrolière à des niveaux géologiques plus profonds que jamais et de nouveaux et vastes gisements gaziers ont été découverts au large des côtes. La première extraction du site de Tamar, situé à 80 kilomètres au large de Haïfa et qui contiendrait jusqu'à 246 milliards de mètres cubes de gaz, a été annoncée avec enthousiasme par le ministre de l'Energie et de l'Eau, Silvan Shalom : l'événement marque le jour de l'indépendance énergétique pour Israël, s'est-il exclamé.
Alors que le gisement de Tamar devrait permettre à Israël d'assurer sa consommation de gaz pour les vingt prochaines années, d'autres sites promettent un butin plus spectaculaire encore et devraient ouvrir les portes de l'exportation. Le site mastodonte de Léviathan, mis au jour en juin 2010 à 130 km des côtes, renfermerait au moins 476 milliards de mètres cubes de gaz, ce qui en fait une des plus importantes découvertes offshore de ces dernières années. Comme pour Tamar, on trouve parmi les exploitants la compagnie américaine Noble Energy et les israéliennes Delek et Avner. L'australienne Woodside Petroleum a en outre signé un accord initial de participation à l'exploitation de Léviathan.
Alors que les explorateurs ont trouvé suffisamment de gaz naturel au cours des cinq dernières années pour transformer Israël en un pays exportateur, cette découverte importante de pétrole va augmenter les richesses israéliennes. La troisième plus grande économie du Moyen-Orient dépense actuellement environ 10 milliards de dollars par an pour importer 98% du pétrole qu'elle utilise. Ainsi, utiliser ce pétrole de manière domestique augmenterait les recettes fiscales, stimulerait la balance commerciale et réduira la vulnérabilité aux perturbations de l'approvisionnement, note Bloomberg. Noble Energy va commencer le forage du puits aux couches de pétrole dès la fin de 2013, quand un nouveau navire de forage sera délivré par la Corée du Sud. La société évalue ses chances de succès à 25%. Nous croyons qu'il y a un potentiel pour trouver des ressources pétrolières significatives dans ce bassin, a déclaré Noble Energy.
VERS UNE INDEPENDANCE ENERGETIQUE.
Israël a décidé, il y a une dizaine d'années, de faire du gaz une de ses principales sources d'énergie, ce combustible représentant aujourd'hui 40% de la consommation énergétique du pays, cela grâce au premier petit gisement offshore de Yam Tethys de 32 milliards de mètres cubes, découvert en 2000.
Le président Shimon Peres oeuvre en faveur de la mise en place d'un fonds souverain, comme en Norvège. Les répercussions quasi immédiates de telles découvertes pétrolières sont susceptibles de transformer l'économie israélienne, d'en faire une des plus performantes et d'inciter également les Israéliens à faire fructifier cette manne venue de la mer.
CONFLIT ISRAELO-LIBANAIS.
Turquie, Syrie, Égypte et Liban voient d'un mauvais oeil la volonté qu'ils jugent hégémonique de l'Etat hébreu sur les gisements récemment découverts en Méditerranée, tels que Tamar et Léviathan.
L'étendue du gisement de Léviathan, qui s'étale vers le nord et l'est des côtes israéliennes, a poussé l'Etat hébreu à passer, en décembre 2010, un accord avec Chypre pour définir leurs zones économiques exclusives respectives. Une entente aussitôt dénoncée par le Liban devant les Nations unies, qui conteste la zone d'exploitation israélienne en estimant que son tracé empiète sur ses eaux territoriales. Suite à la plainte libanaise, les deux pays, formellement toujours en guerre depuis 1948, ont soumis à l'ONU le tracé de leurs frontières maritimes. Le résultat présente une vision largement divergente des zones exploitables. En décembre, la presse israélienne a annoncé l'entrée des Etats-Unis comme médiateur de ce casse-tête frontalier, Washington ayant présenté aux deux parties une carte qui pourrait faire office de compromis.
Le Liban et Israël se disputent une zone d'environ 854 kilomètres carrés, dont les réserves estimées pourrait générer des milliards de dollars.
Des réserves de gaz naturel au large potentiel ont en effet été découvertes ces dernières années dans ce qui est dénommé le bassin de Leviathan. En février dernier, Beicip Franlab, consultant français, a publié un rapport estimant les réserves potentielles au large du Liban à 440-675 million de barils de pétrole et à 15 billions de pieds cubes de gaz.
Le Liban mettait en place en février dernier, après deux ans d'élaboration, une Administration pétrolière en vue de gérer les offres des entreprises qui soumissionnent pour des blocs d'exploration. En juillet, il s'alarmait déjà de la découverte israélienne d'un nouveau champ offshore à proximité de ses eaux territoriales, cela signifiant à ses yeux que l'Etat hébreu pouvait ni plus ni moins siphonner du pétrole libanais.
UN PROBLEME GEOPOLITIQUE.
Une fois résolu la définition de son périmètre d'extraction, Israël va faire face à un autre défi géopolitique : le choix des pays de destination et des lieux de transit des surplus gaziers. Deux marchés s'ouvrent désormais au gaz israélien : l'Europe et l'Extrême-Orient. Grâce à des gazoducs sous-marins la voie vers l'Europe transiterait soit par la Turquie, soit par la Grèce.
Il y a quelques années, un vaste projet de construction d'un large tube subaquatique avait été envisagé entre Israël et la Turquie. Surnommé le corridor des infrastructures, il devait contenir à la fois du gaz, mais aussi des fibres optiques, du pétrole et de l'eau. Après le coup de froid sur les relations diplomatiques entre les deux pays, le corridor est passé à la trappe. Aujourd'hui, la Grèce est privilégiée comme pays de passage, au grand dam d'Ankara, qui voit d'un mauvais oeil le rapprochement entre Tel-Aviv et Athènes. La Turquie a toutefois l'avantage d'être plus proche. La crise économique qui touche de plein fouet la Grèce et Chypre pourrait aussi être un frein inattendu à la mise en place des infrastructures du gazoduc.
L'arrivée du gaz israélien sur le terrain européen empiète sur la zone privilégiée d'un géant qui compte ne pas en céder un pouce : Gazprom. L'exploitant russe craint qu'un nouveau fournisseur ne fasse baisser les prix. Et c'est Vladimir Poutine lui-même qui a parlé en faveur de la compagnie lors de sa visite en Israël, en juin 2012. Face à l'ex-ministre israélien des Affaires étrangères, le russophone Avigdor Lieberman, Poutine a posé sur la table la demande d'une participation de Gazprom à l'exploitation du site de Léviathan. Après de vagues promesses faites par Lieberman, c'est finalement l'australien Woodside qui a obtenu l'accord de principe de participer aux extractions avec Noble Energy et les compagnies israéliennes.
L'autre débouché commercial serait les pays asiatiques, où une forte demande s'accompagne de prix plus élevés qu'en Europe. Face à l'impossibilité de faire passer un pipeline à travers le Moyen-Orient depuis Israël, c'est par tankers que le gaz devrait être exporté, après avoir été liquéfié. Pour parvenir en Extrême-Orient, deux débouchés maritimes sont envisageables : le canal de Suez ou Eilat, la station balnéaire israélienne sur la mer Rouge. Si le premier passage est le plus facile à envisager, il n'est pas exclu qu'Israël cherche désormais à contourner la voie égyptienne et ses instabilités politiques. Reste à savoir si le port d'Eilat, qui vit essentiellement du tourisme, pourrait également devenir une plateforme d'exportation pour le gaz.

Ci dessous à gauche la carte des gisements offshores, à droite les pipes lines qui alimentent Israël en gaz.

REVENONS SUR TERRE.

EXTRAITS D'UN ARTICLE DU DEPARTEMENT FRANCAIS DU CENTRE PALESTINIEN D'INFORMATION du 11 avril 2013.
Le schiste est, en quelques mots et bien loin de toute explication scientifique, une roche d'un aspect feuilleté en plaques fines qui pourraient contenir une quantité plus ou moins significative d'hydrocarbures. C'est pour cette raison que l'on parle de gaz ou de pétrole de schiste, surtout dans les médias.
Aux Etats-Unis, le sous-sol regorge de gaz et de pétrole de schiste. Ils se trouvent en quantités gigantesques, à tel point qu'on parle d'une indépendance énergétique prochaine. Pas seulement. Les Etats-Unis pourraient, dans moins de vingt ans, en devenir un exportateur.
Les Etats-Unis devenus exportateurs de carburants au lieu d'en être importateurs laisse à penser beaucoup de choses, et donnerait raison à ces Israéliens qui se rongent les ongles, de peur de se voir priver de leurs grands protecteurs.
En effet, n'ayant plus besoin du gaz et du pétrole du Moyen-Orient, n'en étant plus dépendants, toute leur politique concernant cette région du monde pourrait totalement changer, en connaissant les Américains et leur sens de l'intérêt. Et si cela se vérifiait, les Américains n'auraient plus besoin d'un gendarme dans la région dont l'entretien coûte trop cher, financièrement, politiquement, militairement, stratégiquement. Il y aurait une grande chance que les Américains se détournent d'Israël.
N'est-ce pas pour cette raison qu'on essaie de déchirer au maximum le monde arabo-islamique, en souvenir du vieux bon temps : diviser pour mieux régner ? Et le monde arabo-islamique, au lieu d'unir ses forces, répond présent et se déchire en groupes de plus en plus petits. Le pire, c'est que chaque groupe se croit le seul détenteur de la vérité et se donne le droit de se battre contre les autres, au lieu de se battre contre le vrai ennemi : Israël.
Israël, même sans son allié américain, n'a donc pas de souci à se faire.
Et les Musulmans devront enfin arrêter de se faire des illusions. Israël ne tombera jamais tout seul ; il continuera à se la couler douce tant que les Musulmans continueront à se diviser, à se déchirer, à faire la guerre entre eux les uns contre les autres. Fin de l'article.
DU PETROLE A L'EMPLACEMENT DELA LIGNE VERTE.
Le puits de Meged se situe sur la Ligne verte, ligne d'armistice de 1948 qui officiellement sépare Israël des territoires palestiniens occupés. Pour Dror Etkes, chercheur israélien qui suit les activités israéliennes en Cisjordanie, le site de Meged se trouve à quelques douzaines de mètres à l'intérieur de la Ligne verte. Le site est accolé à un champ de tirs israélien, de l'autre côté de la Ligne verte, en territoire palestinien occupé. Dans le passé, les médias israéliens ont été empêchés de filmer ou photographier le site. Ce qui paraît clair, c'est que le gisement de pétrole s'étend sur une vaste zone, avec une grande partie de la réserve pétrolière qui s'étendrait sur le territoire palestinien en Cisjordanie.
ISRAËL MODIFIE LE TRACE DU MUR.
Selon des dirigeants palestiniens, Israël va modifié le tracé de son mur de séparation, en béton et en métal, au prétexte de sécurité, pour fournir à Givot Olam le libre accès au site de Meged, entre la ville israélienne de Rosh Haayin et le village palestinien de Rantis, au nord-ouest de Ramallah.
DANS LES TERRITOIRES OCCUPES.
Selon les accords d'Oslo, les Israéliens sont tenus de coordonner toute extraction de ressources naturelles en territoire commun avec l'Autorité palestinienne (AP), et d'arriver à des accords sur le partage des profits.
Ashraf Khatib, responsable de l'unité de soutien des négociations de l'AP, affirme que la réserve pétrolière de Meged fait partie de toutes les ressources nationales palestiniennes qui sont volées par Israël. Le problème pour nous c'est que l'occupation ce n'est pas que les colonies et la confiscation des terres. Israël tirent aussi des profits, massivement, de l'exploitation de nos ressources. Il y a là beaucoup d'argent pour Israël, c'est pourquoi l'occupation dure depuis si longtemps a-t-il dit.
L'an dernier, quand les réserves de Meged ont été estimées à 1,5 million de barils, moins de la moitié des estimations actuelles, Jamil al-Mutaur, vice-président de l'AP pour la qualité de l'environnement, a menacé de poursuivre Israël devant les tribunaux internationaux pour ses opérations unilatérales à Meged.
Gidon Bromberg, directeur de l'organisation de défense de l'environnement, Les Amis de la Terre/Moyen-Orient, a dit que son organisation allait interroger le gouvernement israélien sur Meged. S'il y a des réserves en pétrole dans les territoires occupés, alors Israël doit impérativement discuter avec l'AP sur toute prospection entreprise pour ces réserves, dit-il.
La perspective d'une augmentation spectaculaire des profits à tirer pour Israël à partir du forage de Meged tombe peu après la publication par la Banque mondiale d'un rapport affirmant qu'Israël anéantissait tout espoir pour qu'un futur État palestinien soit économiquement viable.
L'ETRANGLEMENT DE LA ZONE C DE CISJORDANIE.
Selon la Banque mondiale, l'occupation israélienne est un obstacle à l'exploitation par les Palestiniens de leurs ressources naturelles clés, soit en les pillant à son profit, soit en les rendant inaccessibles aux Palestiniens par les restrictions de mouvements et la classification des secteurs en zones militaires.
Le rapport de la Banque mondiale n'inclut pas le champ pétrolier de Meged dans les ressources naturelles palestiniennes dans sa liste. Un porte-parole a déclaré qu'il n'y avait pas suffisamment d'informations à la disposition de ses chercheurs pour évaluer l'importance du champ pétrolier.
Dans le rapport, la Banque mondiale se concentre sur une vaste région de la Cisjordanie désignée comme Zone C dans les accords d'Oslo, qui est sous le total contrôle d'Israël et sur laquelle ont été construite plus de 200 colonies. La Zone C, qui recouvre près des deux tiers du territoire de la Cisjordanie, comprend la plupart des principales ressources des Palestiniens, notamment la terre pour l'agriculture et le développement, des nappes phréatiques, les minéraux de la mer Morte, des carrières, et des sites archéologiques et touristiques. C'est là aussi que se trouvent probablement une grande partie des réserves de Meged.
Le ministère de l'Énergie et de l'Eau d'Israël est sous l'autorité de Silvan Shalom, un allié proche du premier ministre Benjamin Netanyahu et un partisan du programme d'Israël pour la colonisation en Cisjordanie.
Naftali Bennet, ministre du Commerce et de l'Industrie et leader du parti Foyer juif proche des colons, a appelé à maintes reprises à l'annexion officielle de la Zone C par Israël.
Selon les recherches de la Banque, l'AP pourrait générer au moins 3,4 milliards de dollars de revenus supplémentaires, par an, si elle obtenait le total contrôle de la Zone C ; et encore, ce chiffre ne tient pas compte du boom attendu en revenus pétroliers.
Le porte-parole de la Banque mondiale a déclaré que ce chiffre était très prudent compte tenu de certaines ressources, tel le gisement pétrolier, pour lesquelles les chercheurs n'ont pas pu recueillir de données.
Néanmoins, les revenus des ressources identifiées par la Banque mondiale devraient à eux seuls augmenter le PIB de l'AP d'un tiers, réduisant un déficit galopant, réduisant un taux de chômage monté à 23 %, soulageant la pauvreté et l'insécurité alimentaire et aidant le jeune État à se libérer de sa dépendance de l'aide.
Mais rien de tout cela ne peut se réaliser, a dit la Banque, aussi longtemps qu'Israël maintient son étranglement de la Zone C - ce que la Banque appelle le territoire réservé.
Mariam Sherman, directrice de la Banque mondiale en Cisjordanie et à Gaza, a déclaré : La libération du potentiel du territoire réservé et l'autorisation pour les Palestiniens d'exploiter ces ressources fourniraient de nouveaux domaines d'activités économiques et mettraient l'économie sur les rails d'une croissance durable.
John Kerry, secrétaire d'État des États-Unis, a relancé les discussions de paix entre Israël et les Palestiniens cet été, après avoir promis à l'AP qu'ils contribueraient à élever de 4 milliards de dollars les investissements dans l'économie palestinienne, la plus grande partie étant dirigée sur des projets en Zone C.
Toutefois, le rapport de la Banque mondial laisse penser que les restrictions israéliennes aux mouvements en Zone C et le refus de remettre des autorisations pour le développement rendent l'entreprise trop risquée pour les investisseurs palestiniens.
Pour Khatib : L'AP est confrontée à un déficit de 2 milliards de dollars et a besoin désespérément d'investir dans des projets importants tirant profit de nos ressources naturelles. C'est la seule façon de mettre fin à la dépendance de l'AP vis-à-vis de l'aide internationale.
Le premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a déclaré qu'il menait une paix économique avec les Palestiniens dans les territoires occupés, plutôt que des démarches diplomatiques. L'AP, en revanche, caractérise la politique d'Israël comme une guerre économique contre les Palestiniens.
La politique suivie de longue date par Israël en ce qui concerne les ressources dans les territoires occupés laisse penser qu'il est bien peu vraisemblable qu'il honore ses obligations au titre des accords internationaux sur les profits futurs sur le gisement pétrolier de Meged. Etkes a dit : La réalité est qu'Israël profite des fruits économiques de l'occupation par l'exploitation des ressources qui appartiennent aux Palestiniens.
Deux compagnies israéliennes viennent de signer deux contrats de fourniture de pétrole et de gaz couvrant les besoins de la Cisjordanie et de la Bande de Gaza, confirmant ainsi le monopole et le contrôle d'Israël sur la vie des Palestiniens et de leurs décideurs politiques.
La Compagnie Paz Oil Ltd a prolongé de deux ans le contrat de fourniture en gaz à l'Autorité palestinienne. Il représente environ 380 millions d'euros par an et couvre 50% des besoins en gaz de la Cisjordanie et de la Bande de Gaza. L'autre partie du contrat a été remportée par Oil Refineries Limited (Bazan), qui a annoncé qu'il fournira directement le fuel à l'Autorité palestinienne pendant deux ans, à partir d'octobre 2012. Oil Refineries Ltd. (ORL), situé dans la baie d'Haifa, est la raffinerie la plus importante d'Israël.
AU LARGE DE LA BANDE DE GAZA.
Les palestiniens pourraient importer du fuel et du pétrole à des prix plus bas de leurs voisins et supposés alliés riches en pétrole, ou puiser dans les réserves de gaz au large de Gaza découvertes il y a 13 ans par British Gas Group. Les gisements sont estimés à 39 milliards de m3, et suffiraient à couvrir les besoins des palestiniens pendant 15 ans. Pour British Gas, les gisements sont financièrement viables, un accord a été signé entre British Gas, le Palestine Investment Fund et une entreprise appelée Consolidated Contractors Company, pour développer et commercialiser les champs. Pourtant, 13 ans après pas un seul gallon n'a été extrait.
Le développement des champs gaziers de Gaza briserait un monopole important de l'offre israélienne qui ne veut pas que les Palestiniens accèdent à l'autosuffisance énergétique. Israël n'autoriserait l'accès des Palestiniens à leurs propres gisements gaziers que s'ils promettaient de le vendre à Israël à un prix nettement inférieur aux prix mondiaux. Israël a dit aux hommes d'affaire palestiniens, Nous voulons que vous fassiez des affaires, mais pas sans nous. Monopoliser la possibilité de faire des affaires est un autre moyen de domination qui ne coûte rien à Israël.

JOURNAL LE MONDE, le 11.08.2013, par Laurent Zecchini.

Il n'y a pas que les monarchies pétrolières qui disposent d'une puissance économique au Proche-Orient. Israël a désormais les moyens de les rejoindre, en mettant ses ressources gazières au service de la coopération régionale, et in fine de la paix. Dans le grand jeu énergétique proche-oriental, Israël possède deux atouts maîtres : Tamar et Léviathan. Encore faut-il que le gouvernement de Benyamin Nétanyahou fasse preuve de vision pour jouer le jeu de cette diplomatie du gaz.
Les deux gisements sont situés au large d'Haïfa, dans cette partie orientale de la Méditerranée où au moins quatre pays - Israël, Liban, Egypte, Chypre - disposent de bassins gaziers dans leur zone économique exclusive. Pour Israël, la découverte de Tamar et Léviathan a représenté une divine surprise, dont - et ce n'est pas la moindre - celle de pouvoir rompre une dépendance énergétique avec l'Egypte, qui a fourni près de 50 % du gaz israélien jusqu'en 2010.
Avec Tamar (282 milliards de m3), Israël couvrirait ses besoins pour les vingt-cinq prochaines années. Et il reste Léviathan : 540 milliards de m3, sans compter d'autres gisements prometteurs ! Que faire de ce pactole ? Le débat entre partisans de la sauvegarde de l'héritage énergétique des générations futures et défenseurs d'exportations susceptibles de remplir les caisses de l'Etat se poursuit. Mais le gouvernement a tranché le 23 juin : environ 540 milliards de m3 seront consacrés à un usage domestique, le reste (40 %) pouvant être exporté.
DIMENSION GÉOPOLITIQUE.
Au-delà des aspects mercantiles, la dimension géopolitique du gaz israélien est importante. "Il peut influencer le jeu régional, voire exercer un impact sur les marchés européen et asiatique, y compris en Inde et en Russie", confirme Oded Eran, expert à l'Institut d'études stratégiques (INSS) de Tel-Aviv. Parmi les pays candidats au gaz israélien, la Jordanie se détache comme le client le plus naturel.
Le royaume hachémite a un urgent besoin de combustible pour faire tourner ses centrales électriques. L'Egypte lui fournissait 80 % de sa consommation jusqu'à la quasi-interruption de cet approvisionnement à cause d'attentats à répétition contre le gazoduc du Sinaï. Le gouvernement israélien a pris la décision de principe de fournir du gaz à son voisin d'outre-Jourdain, mais le roi Abdallah II, pour ne pas donner des arguments aux islamistes à l'affût de toute coopération avec l'entité sioniste, reste discret.
L'important étant de ne pas laisser de signature israélienne sur un accord gazier, des exportations indirectes, via une compagnie intermédiaire, pourraient intervenir assez vite. L'autre partenaire potentiel est la Turquie, ex-allié stratégique d'Israël et gros consommateur de gaz naturel (48 milliards de m3 en 2012). La découverte de Léviathan cadrerait avec la volonté d'Ankara de réduire sa dépendance de la Russie, qui lui fournit 70 % de ses besoins.
Même si les relations bilatérales se sont fortement dégradées depuis l'assaut lancé en mai 2010 par la marine israélienne contre le paquebot turc Mavi-Marmara en route vers Gaza, les hommes d'affaires turcs du secteur gazier sont dans les starting-blocks. Les deux pays ont été longtemps liés par une importante coopération militaire et touristique, et leurs relations commerciales ont été peu altérées par les vicissitudes diplomatiques.
Aujourd'hui, 80 % du pétrole importé par Israël (de Russie et d'Azerbaïdjan) transite par la Turquie, via l'oléoduc Bakou-Tbilissi-Ceyhan. Chypre, compte tenu de son gisement Aphrodite, n'a pas besoin du gaz israélien, mais pourrait servir de point de transit pour son exportation vers l'Europe. Sauf que c'est une pomme de discorde potentielle avec la Russie, qui ne verra pas d'un bon oeil la concurrence israélienne.
NOUER DES PARTENARIATS AVEC SES VOISINS.
Restent les voisins immédiats, l'Egypte, et surtout la Palestine. La première, qui a géré imprudemment sa ressource gazière, pourrait à l'avenir importer du gaz israélien. Michael Lotem, expert énergétique au ministère israélien des affaires étrangères, tempère les effets attendus de la diplomatie du gaz : Israël a importé longtemps du gaz égyptien, sans que cela change fondamentalement la nature de nos relations. Mais, ajoute-t-il, cela peut être une brique de plus dans l'édifice bilatéral.
Ce principe vaut pour les Palestiniens. Les réserves de Gaza marine, gisement situé au large de l'enclave palestinienne, sont estimées à environ 38 milliards de m3, soit un patrimoine financier conséquent pour une Autorité palestinienne menacée de faillite. Sauf que les responsables israéliens ont des exigences : que le Hamas ne profite pas de cette manne ; que le gaz palestinien bénéficie, lui, du pipeline sur Ashkelon pour être amené à terre ; et qu'Israël soit le principal client, à un prix inférieur à celui du marché.
Sans compter ce préalable : tant que la Palestine sera divisée en deux gouvernements, l'un à Gaza, l'autre en Cisjordanie, l'eldorado du gaz palestinien demeurera une chimère. Le gaz israélien a indéniablement vocation à générer des dividendes pour la paix régionale. A condition qu'Israël manifeste clairement sa volonté de nouer des partenariats avec ses voisins, et qu'il impose celle-ci aux compagnies gazières, dont les intérêts ne coïncident pas forcément avec les siens. Fin de l'article.

LA MER MORTE.

Des représentants d'Israël, de Jordanie et de l'Autorité palestinienne ont signé, lundi 9 décembre 2013 à Washington, un accord qualifié d'historique pour tenter de sauver la mer Morte et lutter contre la pénurie d'eau dans la région.
Aux termes de l'accord obtenu après onze ans de négociations, un système de pompage va être mis en place dans le golfe d'Aqaba, à la pointe nord de la mer Rouge, afin de collecter quelque 200 millions de mètres cube d'eau par an. Une partie sera ensuite acheminée par l'intermédiaire de quatre conduits vers la mer Morte, une mer fermée ayant une très haute concentration en sel et qui risque de s'assécher d'ici à 2050.
« Cela offre une lueur d'espoir sur la possibilité de surmonter d'autres obstacles à l'avenir », a estimé le ministre israélien de l'eau et du développement, Sylvan Shalom, en paraphant l'accord au siège de la Banque mondiale, partenaire du projet.
« Nous avons montré que l'on pouvait travailler ensemble en dépit de nos problèmes politiques », a ajouté son homologue palestinien, Shaddad Attili, présent à la même tribune, à l'heure où Palestiniens et Israéliens tentent de relancer le processus de paix sous l'égide des Etats-Unis.
Une autre partie de l'eau pompée dans la mer Rouge sera dessalée, et distribuée en Israël et en Jordanie afin de répondre à la pénurie d'eau qui frappe la région. L'Etat hébreu a également accepté de laisser s'écouler davantage d'eau du lac de Tibériade, situé sur son territoire, en direction de son voisin jordanien, a précisé la Banque mondiale dans un communiqué.
« Sans eau, il n'y aura pas de développement économique, pas d'emploi », a commenté le ministre jordanien de l'eau et de l'agriculture, Hazim El-Nasser, qui a lui aussi signé l'accord à Washington.
Israël a par ailleurs accepté de vendre à l'Autorité palestinienne entre « 20 à 30 millions de mètres cubes » par an d'eau dessalée fournie par l'entreprise publique israélienne de production d'eau potable, Mekorot. « En dépit de nos problèmes politiques, nous partageons les mêmes problèmes liés au manque d'eau », a relevé M. Attili.
Dans son communiqué, la Banque mondiale assure que la Cisjordanie, dirigée par le Fatah, le mouvement du président Mahmoud Abbas, bénéficiera de ces nouveaux arrangements ; mais lors de la conférence de presse, le ministre palestinien a assuré que la bande de Gaza, contrôlée par le mouvement islamiste Hamas, en profiterait également.
Selon les trois parties, un appel d'offres international devrait être lancé pour l'ensemble du projet, en commençant par l'usine de dessalement d'Aqaba et l'installation du premier conduit. L'appel d'offres devrait être lancé dès 2014, selon le ministre israélien.
Partenaire de l'opération, la Banque mondiale a publié en 2012 une étude penchant vers la faisabilité du projet, mais plusieurs organisations de défense de l'environnement ont déjà mis en garde contre les possibles effets néfastes de l'arrivée d'eau de la mer Rouge sur le fragile écosystème de la mer Morte. Selon le communiqué de l'institution, le lancement du projet devrait permettre, « sous le contrôle des scientifiques », de mieux comprendre les conséquences d'un mélange des eaux de la mer Rouge avec celles de la mer Morte.


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